Histoire de la ferme

La FERME SAINT-PIERRE est née en 1816

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle est issue de biens fonciers, propriété de l’ Eglise sous l’ancien régime, d’ordre religieux (couvent, monastère, collège) de la ville d ’Aubenas.

Entre autre le Monastère de Sainte Croix, quartier Saint-Pierre, dont les propriétés s’étendaient de la fontaine de FONTROME à Saint-Pierre le vieux, baigné par la rivière Ardèche, où les prairies ont remplacé les vergers disparus, conséquence de l’exode « paysan » des années 1780. Sous la révolution française ces biens d’ Eglise ont été vendus à la bourgeoisie commerçante d’ Aubenas.

Une vingtaine d’années plus tard, ils ont été revendus à des paysans des collines à la recherche de terres fertiles irriguées.

Jean MORTIER dit « le SERRE » de Saint-Etienne de Fontbellon, par ses achats entre 1816 et 820, aménagea un petit bâtiment agricole sur l’une des parcelles où il installa son fils Louis MORTIER.

Sur ses propriétés l’eau vive de la FONTROME s’écoulait, par un réseau de ruisselets aménagés, d’origine gallo-romaine, appelés béalières, serpentant entre les diverses parcelles et bénéficiant d’un droit d’eau séculaire.

Sur les terrains de la Fontaine de CHEYRON il y avait un vivier, produisant des poissons pour les notables de la ville, appelé le PECHIER.

De nos jours, les fontaines de Saint-Pierre alimentent la pisciculture de FONTROME, continuant ainsi la tradition ancestrale d’élevage de truites.

La famille MORTIER est depuis deux siècles propriétaire de la ferme. Celle-ci est aujourd’hui transformée par Jean-Claude et Marie-Jo MORTIER en un lieu d’accueil où ils vous souhaitent de passer un agréable séjour.

 

Quelques souvenirs

L’ étable sous la cuisine  du gîte  a abritée, 3 à 4 vaches et le cheval (le dernier, noir avec écusson blanc sur le front, s’ appelait Papillon, . Avant lui il y a même eu un bœuf  il s’ appelait  Bouchard

Tous les soirs les « clients », essentiellement famille d’ ouvriers des moulinages de soie, venaient avec leur bidon récupérer leur précieuse boisson presque encore chaude  de la traite, certains venaient même en avance de manière a pouvoir  en déguster une gorgée avant la fin de la traite.(la distribution se faisait sur la terrasse)

La traite du matin était quand à elle vendue à la boulangerie épicerie Constant

Le premier tracteur Energic 511 750 cm² à crabotage a été acheté en 1950  Il était garé dans la pièce à gauche du garage , pour qu ‘il puisse rentré on avait découpé les pierres de l ‘encadrement de la porte.

Cette grande maison n’avait pour tout chauffage que la cuisinière à bois de la cuisine aussi a t on vu une année geler le tuyau de plomb qui montait dans la chambre des parents lesquels dormaient donc à coté d ‘ une cascade de glace débordant de ce tuyau gelé. Chaque chambre était bien dotée d’ une cheminée mais inutilisable car elle tirait si mal que la chambre était envahie de fumée !!

A cette époque les canaux n’ étaient pas recouverts, aussi par grand froid, alors que tout était recouvert d ‘une gelée blanche, les canaux fumaient car l ‘eau de Fontrome est toute l ‘année à 13°(cela avait un caractère un peu féerique .

Cette eau était source d’ énergie. Elle entraînait deux immenses roues à aubes qui faisaient tournée les  deux moulinages lesquels employés une cinquantaines d’ ouvriers essentiellement Arméniens

Chaque famille d’ ouvrier avait son jardin (autour de l ‘usine ,derrière les logements, a l’ emplacement de l ‘actuelle pisciculture etc…)

Christian Mortier

 

Toute la ferme a été rénovée avec des matériaux naturels (fibre de bois, peintures écologiques, stuc dans séjour et douche) et beaucoup de goût.

Chauffage au sol pour la partie jour avec la climatisation, chauffage central au gaz pour la partie nuit, double vitrage.